Les 3 premières raisons de devenir plus conscient indiquent :

·         Une définition simple de la conscience de soi.

·         Le caractère naturel et fluide du processus

·         où vous en êtes maintenant dans votre évolution intérieure

·         des pistes pour être plus heureux.

·         une façon de vous libérer des jugements et critiques des autres.

Devenir plus conscient est naturel

Tous les êtres humains traversent dans la journée différents états de conscience, volontairement ou non (article sur les états modifiés de conscience). Or, à un moment donné ou à un autre, chacun réalise l’existence de ces différents états et s’interrogent sur eux : l’un veut connaitre la signification de ses rêves, l’autre réalise qu’ils vont de pair avec son inspiration créatrice, un autre encore se demande ce qui l’empêche de se sentir bien et souhaite accéder aux données de son inconscient … De cette façon, tôt ou tard, la conscience interpelle l’humain.

Répondre à cet appel intérieur pour devenir plus conscient est naturel si l’on considère l’être humain comme un être vivant doté d’une âme et relié à un Esprit. La pleine conscience se manifeste, au travers de l’Esprit, pour rappeler à l’âme que son job est de retrouver notre vraie nature. (article sur la pleine conscience)

Ainsi, à l’échelle de l’humanité, devenir plus conscient est également naturel. La pyramide de Maslow, pour ne citer qu’elle, le schématise en indiquant indique que les besoins changent progressivement. Ceci est dû au fait que la  satisfaction d’un besoin rend possible l’émergence de nouveaux, comme celui de spiritualité par exemple, ou le besoin de satisfaction est rendu possible lorsque les besoins physiologiques, de sécurité, relationnels sont satisfaits

Mais, ceci est une conceptualisation qui peut nous sembler très éloignée de nous. Par contre, cette présentation devient tout à fait concrète avec la suite.

Pourquoi un être humain désire t-il devenir plus conscient ? Réponse en  3 points 

… « Et si nous pouvions apprécier la vie  »

1/ Parce que nous voulons tous être heureux 

Si nous observons la nature, par exemple un chat, nous voyons qu’il a des besoins : se nourrir, dormir, se lécher, entretenir ses griffes, jouer …. Il va mettre en place les actions permettant de satisfaire ses besoins : chasser, miauler pour demander de la nourriture si c’est un chat domestique, trouver un coin qui lui convient pour dormir, défendre son territoire … Et tous les chats ont ces mêmes besoins. De plus, c’est leur satisfaction qui rendra l’animal en forme et ‘ronronnant’. Aucun chat n’a d’autres besoins que les autres.

Devenir plus conscient parce que déjà conscient que nous avons la responsabilité de notre bonheur

Vouloir devenir plus conscient répond à un appel intérieur de quête de sens. « Le bonheur, c’est la conscience d’un état de satisfaction global dans une existence signifiante fondée sur la vérité. L’expérience des plaisirs ne suffit pas. Il faut donner du sens à la vie » Fréderic Lenoir(1)

Dans les sociétés modernes, les gens disposent de moins en moins de temps pour savourer les choses. Il en découle une énorme insatisfaction. Si vous dégustez un fruit, en pensant à ce que vous allez faire après, non seulement vous ne profitez pas de la saveur du fruit, et que vous êtes toujours ici et ailleurs en même temps, il est fort probable que la vie perde peu à peu, elle aussi, de sa saveur.

Devenir plus conscient, c’est être attentif à l’instant présent. Être présent à ce que vous faites. Et là, peu à peu, la vie prend une saveur nouvelle que vous êtes à même d’apprécier. Être vigilant à ce qui se déroule d’instant en instant, sans jugement ni attente. «  Cette sorte d’attention nourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité que nous vivons. Elle est un moyen simple mais efficace pour se débloquer, pour prendre contact avec ses propres ressources vitales »(Jon Kabat-Zinn) (2) 

L’être humain a la conscience que sa vie découle de ses choix, de ses priorités, des actions qu’il met en œuvre… C’est ce qui est désigné par les termes de CONSCIENCE DE SOI : vous êtes responsable de votre vie.

Les humains semblent être différents des chats dans le sens où ils ont des besoins communs à tous mais ce n’est pas uniquement la satisfaction de ceux-ci qui semblent les combler.

Devenir plus conscient c’est cohérent avec sa quête

Au-delà de ce premier aspect, il y a une autre question qui appelle réponse sur notre chemin d’évolution : « est-ce que je fais vraiment de mon mieux pour être heureux ? »

Autrement dit, « suis-je cohérent avec moi-même ? ».

·         nos actes contribuent-ils à servir ce qui est le plus important pour nous ?

·         nos pensées sont-elles tournées vers la joie, la satisfaction, la sérénité. Ce sont ces émotions qui reflètent un état de bonheur. Toutefois, ce ne sont pas toujours vers elles que nous nous tournons. Par exemple, nous pouvons plutôt passer beaucoup de notre temps à juger les autres et vous-même, à « râler » comme si nous étions une victime, à nous plaindre parce que la situation n’est pas celle que nous voulons… ?

En lisant ces lignes, nous pouvons même nous dire qu’en effet, ce sont des agissements très humains.  Certes oui, mais loin de ses aspirations profondes, vous en conviendrez avec moi.

·         Les émotions qui nous traversent nous motivent-elles ou bien, au contraire, contribuent-elles à nous saper (encore davantage) le moral ? Est-ce que nous éprouvons de la colère dont nous nous servons pour nous sentir mieux, ou est-elle juste un argument supplémentaire pour ruminer au risque même de gâcher des moments agréables ?

Progressivement, avec les réponses à ces questions, nous utilisons notre conscience de nous-même pour servir une forme de volonté d’être cohérent dans notre quête de notre bonheur.

Tourner notre attention vers lui, et non plus accorder de l’importance à ce qui nous en éloigne : tel est le défi suivant à relever.

2/ Devenir plus conscient pour prendre les rênes de notre vie.

Nous pouvons passer notre vie à ronchonner, à considérer que nous ne sommes pas satisfaits, que nous sommes nuls, que les autres sont ingrats …

Mais si nous considérons en conscience ces pensées, nous réalisons à quel point elles nous plombent. Mieux, nous mesurons qu’elles freinent notre enthousiasme : nous ne pouvons plus qu’avoir l’envie de les changer.

Devenir plus conscient, c’est DEVENIR MAITRE au lieu d’être passif.

Ce ne sont plus des pensées qui fonctionnent à vive allure en roue libre qui conduisent notre vie. Le mental est remis à sa juste place. En effet, si nous laissons uniquement notre « tête » faire, elle va diriger nos pensées. A notre insu, un tel mental, indépendant, génère des angoisses. Alors que « dirigé » comme il se doit, il reprend son rôle limité à l’aide à la prise de décisions dans le quotidien, uniquement lorsqu’une action est à déployer.

« Quand nous ne leur prêtons pas attention, nos pensées dirigent notre vie sans même que nous le sachions. Si nous les appréhendons en pleine conscience, nous avons la possibilité de mieux nous connaitre nous-mêmes et de voir ce que nous avons à l’esprit, mais également d’étreindre nos pensées différemment, avec plus de sagesse, de sorte qu’elles ne dirigent plus notre vie » Jon Kabat-Zinn (3)

Affichage de la conscience

Être davantage conscient, c’est donc prendre la responsabilité de votre bonheur d’une part, et devenir maitre de vous-même d’autre part : être maitre de ce qui vous animent, à l’intérieur de vous, et qui constitue vos états intérieurs : bien-être physique, état d’âme, état d’esprit…

3/ Devenir plus conscient pour occuper notre place 

Lorsqu’une personne assume ainsi sa vie et qu’elle sait qu’elle fait de son mieux pour vivre bien (selon les critères qui lui sont personnels), elle peut prendre un nouveau positionnement dans sa relation aux autres. Cette nouvelle attitude va lui rendre les relations plus douces et harmonieuses.

De plus, vouloir avoir des relations agréables avec autrui est naturelle pour l’être social qu’est l’humain. C’est pour cela que ce vœu est une bonne raison de changer de niveau de conscience.

S’accepter avec bienveillance

Pour ma part, en apprenant à devenir responsable de ma propre vie, j’ai découvert que j’avais une fâcheuse tendance à prendre des responsabilités qui ne m’incombaient pas. Cette prise de conscience a eu des répercussions phénoménales sur mon travail et dans ma façon d’occuper mon poste. J’ai découvert que je vivais dans le stress d’un poids qui était sur mes épaules alors qu’il aurait dû peser sur les épaules d’une autre personne, dont c’était le « job ».

  • C’est un exemple de ce que permet l’évolution de la conscience individuelle : « chacun à sa place, et je laisse aux autres les responsabilités qui leur incombent ».
  • Une autre incidence à ce développement intérieur est que nous apprenons à ne plus toujours vouloir avoir raison, croire détenir la vérité, …Nous devenons plus humble et moins porté à  juger l’autre, le critiquer, persuadé que nous savons mieux que lui … Nous adoptons une attitude neutre au lieu du jugement.

Aimer

La conscience de soi et la maitrise de soi amènent à considérer que l’autre est comme nous, qu’il fait de son mieux à chaque instant, et que ses choix, ses opinions, ses actes peuvent être différents des nôtres sans pour autant entrer en conflit. La conscience de soi conduit au respect de l’autre, dans la conscience qu’il a de lui.

C’est une des marches de l’amour de soi car, en respectant autrui, nous respectons la part de lui qui nous ressemble. En effet, en évoluant dans la conscience, nous découvrons que lorsque quelque chose vous gêne chez l’autre, cela provoque des jugements et des critiques de notre part, et qu’en réalité, c’est quelque chose en nous que nous refusons ou rejetons ou encore renions.

Accueillir

Par exemple, je me souviens que, adolescente, la sociabilité de ma mère m’exaspérait au plus haut point. Partout où elle allait, elle s’intéressait aux autres, engageait la conversation, leur faisait des compliments, posait des questions … A chaque fois, je me demandais ce que les autres pensaient d’elle, je me disais qu’ils devaient la trouver comme ci ou comme ça, trop comme ci ou pas assez comme ça. Or, c’était justement ce que je faisais moi-même : c’était moi qui la critiquais en étant agacée ; et c’était parce que, moi-même, j’ai une facette exubérante et que je pensais que cette facette de mon caractère me nuisait. Parce que je n’aimais pas cela en moi, je jugeais ma mère pour ce qu’elle l’assumait en elle.

Donc voilà : chaque fois que nous faisons en sorte d’être plus heureux, que nous changeons quelque chose en nous, vous vous inscrivons dans des relations plus authentiques et nous modifions notre niveau de conscience.

Peu à peu, nous glissons vers une autre dimension de la conscience, un « domaine » inconnu où réside la conscience Universelle et l’amour inconditionnel, voire vibral, une énergie porteuse d’une vie complètement nouvelle (lien vers article sur comment s’aimer inconditionnellement)

De cette nature de conscience, surgit l’évidence que, en réalité les besoins humains sont complètement identiques et qu’il se résumer à UN.

Alors, de nouvelles découvertes sont possibles comme le rôle de la transparence dans la suite de notre cheminement (lien sur la transparence)

A suivre ! Mon rôle est de vous accompagner dans ce parcours si vous le souhaitez. Je vous souhaite une bonne continuation !

Sources citées dans l’article :

(1)la définition du bonheur de Fréderic Lenoir

(2) arnaud-boonen.be

(3) Jon Kabat-Zin « Méditer »

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